HISTORIQUE

 

ÉCHOS DU CONSEIL PROVINCIAL

(Garoua, du 12 au 18 Juin 2018)
ÉDITORIAL

 

Chers confrères,


En cette fin d’année pastorale, je voudrais rendre grâce au Seigneur qui a été au cœur de nos vies et de notre mission. Je remercie chacun de vous pour votre générosité missionnaire, vos sacrifices, votre charité fraternelle et votre courage persévérant.
Je souhaite à chacun un bon temps de repos, de retrouvailles en famille, de détente et de ressourcement spirituel. Continuons à prier pour les vocations oblates, pour nos confrères scolastiques qui vont renouveler les vœux ou feront l’oblation perpétuelle. Prions pour les 5 diacres qui seront ordonnés prêtres à Yaoundé, Garoua et Moundou. Prions pour nos jubilaires qui nous rappellent notre vœu de persévérance ainsi que la fidélité de Dieu à notre égard. Prions pour les milliers des jeunes qui se réuniront à Garoua au mois de juillet dans le cadre de la Journée Nationale de  la jeunesse afin que leur vie soit centrée sur le Christ.
Pour mieux préparer la rentrée pastorale prochaine, j’invite tous ceux qui ont reçu une nouvelle obédience à  prendre au sérieux la passation de services (respecter le canon de chaque diocèse). 
À tous, je recommande de s’intéresser à  l’histoire de l’Église locale qui vous accueille, à connaitre ses coutumes et de développer une attitude missionnaire oblate. À cet effet,  je réitère les mots de Monseigneur YVES PLUMEY à ses compagnons aux débuts de la mission dans notre Province: « Nous avons la responsabilité de prendre en charge la région [paroisse] qui nous a été confiée […] La formation solide de nos catéchumènes doit être notre grande préoccupation missionnaire […] Notre influence sera faible tant que nous ne parlerons pas la langue […] la visite des villages. Plusieurs écoles vont être fondées dans un proche avenir […] De cette œuvre dépend, en partie, l’avenir de nos missions […[ Je demande aux directeurs de Mission [supérieurs de communauté] de favoriser les rencontres fraternelles pour nous souder davantage et mettre en commun nos expériences1. Que Marie Immaculée, Patronne de la Congrégation et modèle de notre foi, nous dispose chaque jour à l’écoute de son Fils : « faites tout ce qu’il vous dira ».

Révérend Père ÉDOUARD DAGAVOUNANSOU OMI,

Supérieur Provincial

1946-2009 : Les Missionnaires Oblats de Marie sont présents et travaillent au Cameroun-Tchad depuis soixante trois ans. En 1946, ils sont 16, avec le Père Yves Plumey leur supérieur (14 Pères et 2 frères) ; tous sont français.

La graine de l’Evangile a été semée dans cette région : l’Eglise a grandi, elle est devenue un grand arbre. De même, au fil des années, la Province Oblate a changé, a grandi, a pris un autre visage : des jeunes de cette région d’Afrique Centrale ont été attirés par le charisme oblat : « Il m’a envoyé évangéliser les pauvres » et sont devenus oblats. La Province oblate est devenue elle aussi un grand arbre, avec plusieurs branches de différentes nationalités.

Aujourd’hui [2009], mis à part les jeunes en formation première (scolastiques et jeunes frères), nous sommes 86 de 10 nationalités différentes (France, Pologne, Italie, Belgique, Canada, Cameroun, Tchad, Nigeria, Congo Démocratique et Congo Brazzaville). Les jeunes en formation première (scolastiques et jeunes frères) sont 62. Donc, nous sommes 86 + 51 = 137 [membres]. De plus, 35 jeunes se préparent à être oblats à Oblate Center [Nigeria], au pré noviciat et au noviciat [Cameroun]. Et de nombreux jeunes lycéens et universitaires frappent à notre porte actuellement. Comment ne pas nous réjouir et rendre grâce ?

A l’aide de chiffres et de statistiques, voyons comment la Province oblate a progressé, grandi et s’est internationalisée, tout en se rajeunissant.

1946 : 16 oblats, 14 pères et 2 frères, tous d’origine française.

1950-1960 :

  • En 1950 : 35 oblats : 27 pères français, 5 frères français et 3 frères canadiens.
  • En 1957 : sur le tronc de l’arbre de la Province, une petite pousse camerounaise qui deviendra plus tard une branche : premier prêtre oblat camerounais.
  • En 1960 : 1 évêque, 1 préfet apostolique, 73 pères et 9 frères français.
  • 1 père camerounais et 5 frères canadiens

1960-1970 :

  • En 1964 : 2 évêques oblats, 91 pères et 21 frères.
  • Quelques frères camerounais font leurs vœux temporaires. Un seul fait son oblation perpétuelle.
  • En 1967, premier frère oblat camerounais à vœux perpétuels.

NB. En 1968, l’immense diocèse de Garoua est découpé : deux préfectures apostoliques sont nées : Maroua-Mokolo et Yagoua.

1970-1980 :

  • Sur l’arbre de la Province oblate du Cameroun-Tchad va se greffer une branche, une branche polonaise. Dès 1967, une première équipe de 4 pères polonais est constituée : ils arrivent au Cameroun en 1970 : c’est le début de la Délégation de Figuil, dépendant de la Province de Pologne.
  • En 1973, ils sont 10 oblats polonais.
  • Durant cette décade, trois Africains oblats sont ordonnés prêtres: deux camerounais, un tchadien.

1980-1990 :

  • Pendant ces dix ans, le personnel oblat augmente et s’internationalise encore : des pères canadiens, puis deux pères italiens arrivent ; en 1981, les pères polonais sont au nombre de 20.
  • Mais le fait le plus marquant, c’est l’ouverture de la Province vers le NIGERIA. Un grand séminariste nigérian demande à entrer chez les Oblats : il est ordonné prêtre en 1987.
  • 1987 : premier père oblat nigérian. Les années suivantes, trois autres nigérians sont en formation première chez les Oblats, et il y a une trentaine de demandes de la part de jeunes.
  • Devant une telle ruée venant du Nigeria, le Provincial en conseil décide d’implanter la congrégation au Nigeria. En 1988, le Conseil Général approuve la fondation au Nigeria dans le diocèse d’Orlu.
  • Le but de cette fondation est d’accueillir les jeunes sur place, de les accompagner, de connaître leurs familles, et aussi d’offrir à l’Eglise locale du Nigeria le service missionnaire des 0blats selon leur charisme propre.
  • En 1989, la Mission du Nigeria est née : la 1° équipe oblate est internationale : Un Père du Lesotho, deux pères du Congo démocratique, un frère Sri-lankais ; s’y ajoute un jeune père nigérian. Sur le tronc de l’arbre de la Province, naît et grandit une branche nigériane.
  • Durant cette décade, quatre jeunes pères oblats sont ordonnés : deux camerounais, deux nigérians.
  • En 1987 : 1 archevêque, 3 évêques, 107 oblats pères ou frères (dont 3 Camerounais, 2 Canadiens, 2 Belges, 1 Nigérian, 1 Sud-africain, 1 Allemand).
  • En 1987, les Oblats Polonais sont 26 dans la Délégation Provinciale de Figuil.
  • En juillet 1987, le prénoviciat « Robert Naoussi » est ouvert à Maroua.
  • 1988 est l’année de l’ouverture du noviciat à Golompwi.

1990-2000 :

  • A la sortie du noviciat, les frères scolastiques suivent leurs études soit à Kinshasa, soit à Roma (Lesotho) ; en 1989, un scolastique est à Otélé (Cameroun) ; en 1990-1991, les quatre scolastiques sont à Nkolbisson (Yaoundé): ils suivent les cours à l’Institut de Philosophie Joseph Mukasa et habitent chez les Pères Pallotins. La Maison « Yves Plumey » est ouverte à Nkolbisson en 1992.
  • Pour accueillir les jeunes en formation, la Province commence la construction de maisons de formation : d’abord le noviciat Joseph Gérard à Ngaoundéré (1992), puis le philosophat à Yaoundé : le 2° bâtiment sera terminé en 2001.
  • Le Théologat OMI de Maroua ouvre ses portes en novembre 1997 : les scolastiques occupent les locaux du prénoviciat et suivent les cours au Grand Séminaire de Maroua ; les bâtiments du Tthéologat seront construits entre 1999 et 2002. (Les prénovices sont à Ngaoundéré dans les locaux de l’Ecole de Catéchistes de 1997 à 2001).
  • En 1991, un père oblat polonais devient évêque du nouveau diocèse de Yokadouma, dans l’Est du Cameroun : en 1992, dans ce diocèse, ils sont 7 oblats polonais, dont l’évêque et deux frères.
  • En 1993, les Oblats sont présents au diocèse de Jos au Nigeria ; en 1995, il y est ouvert un centre de jeunes pour les aspirants oblats nigérians.
  • Le fait marquant de cette décade, c’est, en 1997, l’unification entre la Province du Cameroun-Tchad et la Délégation Polonaise de Figuil (dépendant jusqu’à cette date de la Province de Pologne). Pour la première fois, le Supérieur Provincial est un Camerounais. La Province s’appelle désormais « Province du Cameroun » : des communautés internationales sont souhaitées, et commencent à se mettre en place.
  • Durant ces dix années, un frère camerounais fait ses vœux perpétuels (1997) ; sept jeunes oblats sont ordonnés prêtres : 4 Nigérians, 2 Tchadiens, 1 Camerounais.
  • Quelques pères Oblats du Congo démocratique viennent travailler dans la Province du Cameroun. Ainsi s’ajoutent sur le tronc de la Province la branche tchadienne et la branche congolaise.

2000-2009 :

  • Achèvement de la construction du Théologat de Maroua et construction du prénoviciat, appelé « Résidence Yves Tabart » à Mokolo : il est inauguré et béni le 8 décembre 2004.
  • En 2002, les oblats de la Province s’implantent à N’Djamena, capitale du Tchad, à la demande de l’archevêque. (Ainsi, les Oblats sont présents dans dix diocèses de la région : 2 diocèses au Tchad, 2 diocèses au Nigeria et 6 diocèses au Cameroun)
  • 31 août 2006 : le Théologat de Maroua devient Maison Oblate. Et, les scolastiques de la Province vont désormais au scolasticat consolidé de Kinshasa pour les études théologiques.
  • 27 novembre 2007, pose de la première pierre de la Maison des Oblats âgés à N’Gaoundéré.
  • 31 décembre 2007 : bénédiction et consécration du sanctuaire Marial de Figuil.
  • Août 2008-août 2009 : ordinations « historiques » de 11 nouveaux prêtres et 4 diacres (une grande première dans l’histoire de la Province).

 

 

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