Fondation Mission Garoua

Source d’information: Yves PLUMEY o.m.i., Mission Tchad-Cameroun. L’annonce de l’Evangile au Nord-Cameroun et au mayo Kebbi 1946-1986, Editions Oblates, Italie 1990, pages 145-155.

Sur le bord de la Bénoué: Garoua

Le mercredi 6 novembre 1946, le soleil est déjà levé sur le fleuve Bénoué et il inonde de ses feux la ville de Garoua(…) Un petit camion Citroën qui a roulé toute la nuit, depuis N’Gaoundéré, conduit par le Père Maurice PILLON, vient de s’arrêter à l’endroit où l’on doit passer avec le bac. Quatre missionnaires descendent de ce camion. Ils sont membres de la première équipe désignée pour établir l’Eglise sur la terre si vaste du Nord-Cameroun. Ce sont les Pères JOUNEAUX, JUILLE, PLUMEY. Le bac ne fonctionne pas, il faut chercher une pirogue.

Vers huit heures du matin, ce petit groupe de missionnaires débarque sur les rives de Garoua. C’est le premier pas d’une longue et grande action apostolique. Les missionnaires se rendent aussitôt à Yelwa où le Père LEQUEUX a érigé la petite chapelle de terre, couverte en paille. Le responsable de la mission regarde, de cette butte qui domine la ville, ces quartiers de Garoua aux ethnies diverses: Foulbés en grand nombre, Kirdis venus des plaines et des montagnes du Nord, Ngambayes et Saras du Tchad, et le groupe important des fonctionnaires de l’administration venus du Sud.

Un petit groupe de chrétiens avait appris que les missionnaires allaient arriver bientôt. Ils attendaient. Ils accueillirent avec joie cette première partie de l’équipe. Nous avons été vraiment heureux de voir la petite église où nous avons célébré la messe, puis un peu plus haut, sur le plateau de la butte, la case qui se compose d’une pièce centrale et de deux chambres. Ce sera très bien pour les débuts. Peu à peu nous allons prendre contact avec la ville, avec les administrateurs, le Chef de Région, le Chef de Subdivision, puis les divers services administratifs…

Les premiers missionnaires à Garoua

La première équipe missionnaire arrivée pour la mission du Tchad-Cameroun, il s’imposa de désigner les Pères et le Frère pour les postes à pourvoir d’urgence. Il avait été décidé déjà que les Pères RENAULT et JUILLE prendraient en charge la Mission de Fort-Lamy, au Tchad. le responsable de la Mission établissait sa résidence à Fort-Lamy en attendant de mieux connaître l’immense territoire qu’il devait parcourir et visiter pour étudier sur place un plan d’ensemble pour la progression des postes à fonder. N’Gaoundéré avait été pourvue à la fin d’octobre, lors du passage de plusieurs des membres de la première équipe. Les Pères Michel LE BERRE et le Père Maurice PILLON étaient en place avec l’aide appréciable du Frère Albert MOYSAN.

Pour le moment à Garoua, se trouvent les Pères JOUNEAUX et JUILLE. Mais le Père JUILLE tentera de rejoindre Fort-Lamy avec le Père PLUMEY dès que possible. L’on s’organise au mieux pour assurer le ministère pastoral qui est à son départ très modeste et timide. Chacun se met au service de l’œuvre qu’il s’agit d’accomplir. Nous sentons que les besoins de ce peuple sont immenses. Nous ne nous perdons pas en longues considérations et discussions sur ce qu’il convient de faire. Les urgences sont là à notre porte, elles nous lancent un cri puissant, il faut agir, se mettre au travail. Notre apostolat est commencé.

Le deuxième groupe de missionnaires parviendra un peu plus tard. En décembre et janvier arriveront les Pères Yves JOCTEUR-MONROZIER, François BATARD, DUPONT. Le Père Louis CHAUVAT doit suivre un stage de médecine tropicale, il viendra un peu plus tard également. Le Père Jean-Claude ZELTNER doit travailler une année entière, peut-être deux au Liban, à Bikfaya, pour apprendre la langue arabe. Les Pères Elie BEVE et Léon ROBERT viennent aussi avec le deuxième groupe. Tous ces missionnaires fondateurs séjourneront à Garoua un certain temps avant de rejoindre les postes qui doivent être fondés.

Le Père François BATARD sera chargé d’organiser la mission de Garoua et il le fera avec énergie, savoir-faire et dévouement. Il veille avec une particulière attention à l’alimentation correcte des Pères présents à Garoua. Il lui revient d’organiser le travail pastoral. Le Père Yves JOCTEUR-MONROZIER est chargé de l’Economat des Missions. Grâce à l’arrivée de nouveaux renforts de missionnaires, Pères et Frères, un Frère résidera à Garoua, le Frère Georges POULAT qui a de multiples cordes à son arc: habile à dresser des plans pour les constructions, il dessine très bien. De plus, il est excellent chauffeur-mécanicien et nous serons témoins de son habileté manuelle pour améliorer et aménager les cases.
Le Saint-Siège érige la Préfecture Apostolique de Garoua

En date du 1er février 1947, le Supérieur de la Mission du Tchad-Cameroun adresse une lettre à tous ses missionnaires pour leur communiquer une importante nouvelle:

Notre Mission vient d’être érigée par le Saint-Siège en Préfecture Apostolique, à la date du 9 janvier 1947. Mais la Congrégation de la Propagande modifie sérieusement nos limites. Tout le territoire de la colonie du Tchad passe aux Pères de la Compagnie de Jésus et devient la Préfecture Apostolique de Fort-Lamy. Nous conservons tout le Nord du Cameroun, c’est-à-dire les trois régions civiles de N’Gaoundéré, Garoua et Maroua qui constituent la Préfecture Apostolique de Garoua. Cette nouvelle nous est particulièrement pénible car nous avions de beaux espoirs pour les populeuses régions du Mayo Kebbi. Ces nouvelles frontières ont été réalisées par la Propagande pour suivre les limites politiques(…) Cet important changement nous permettra avec les renforts de 1947 de fonder des Missions aux points les plus vitaux du territoire(…)

D’autres modifications viendraient du Saint-Siège qui confia ensuite à la Préfecture Apostolique de Garoua le territoire tchadien du Mayo-Kebbi. Nous aurions là les mêmes ethnies, les mêmes langues qu’au Nord-Cameroun: Massas, Toupouris, Moundangs(…)

Le développement de la Mission : 1949-1953

La Mission de Garoua s’organise avec le temps, les écoles comptent de nombreuses classes et, dans un proche avenir, des centaines d’enfants fréquenteront l’Ecole de la Mission Catholique. Un bâtiment de Procure, encore modeste, à été construit en attendant que fonctionne la Procure définitive qui sera installée sur la route de Maroua où un important terrain a été acquis. Les postes de catéchuménat se sont multipliés et le nombre des catéchumènes laisse espérer l’entrée dans l’Eglise de fidèles qui appartiennent à des ethnies variées. Mais la Mission se préoccupe de son rayonnement nécessaire dans une région relativement proche sur la route de N’Gaoundéré et vers le massif du Tinguelin qui dresse sa haute silhouette devant la ville de Garoua.

De nouveaux missionnaires vont travailler à Garoua. Le Père Paul CUISY y arrive à la fin de 1949. Il devient le responsable de la Mission. Il va participer à son développement dont il sera le diligent artisan. Il prêtera attention à l’œuvre de l’Eglise missionnaire : près de Garoua, il y a des populations qui ne sont pas touchées par l’annonce de l’Evangile. Il est question de ce peuple des Falis dont un groupe est établi là-haut sur le sommet du Tinguelin. Il faudra que la Mission s’y rende et qu’elle y agisse. Des renforts sont nécessaires. Tant de postes réclament avec force du personnel! Il viendra avec le temps. En 1951, arrivera le jeune Père Pierre BALLIERE, un angevin, heureux de se donner à l’apostolat en ce pays où il y a tout à faire. Il partira de Garoua qui demeurera sa base pour fonder la Mission Catholique chez les Falis du Tinguelin, à Ndoudja.

Il faudra attendre 1953 pour obtenir un nouveau renfort pour Garoua. C’est le Père Jacques de BERNON qui est désigné pour Garoua. Ces deux jeunes missionnaires accompliront un excellent travail missionnaire à Garoua. Le Père de BERNON fera un long séjour au Tchad, chez les Pères Capucins de la Préfecture Apostolique de Moundou. Il apprendra la langue des Ngambayes dont beaucoup de représentants se trouvaient alors à Garoua pour travailler. Peu à peu, le Père BALLIERE se détachera de la paroisse-cathédrale de Garoua pour se consacrer à la fondation de la Mission des Falis. Quant au Père de BERNON, après quelques années d’un labeur fécond à Garoua, il sera choisi pour fonder le poste difficile de Touboro sur la terre de Rey-Bouba. Il sera choisi ensuite comme Supérieur Provincial des Missionnaires Oblats de Marie Immaculée. Ce sera ensuite une nouvelle ascension dans le service de l’Eglise. Il est nommé Préfet Apostolique de la Préfecture de Maroua-Mokolo érigée par le Saint-Siège en 1968. En 1973, il recevra la consécration épiscopale à Garoua, en même temps que Monseigneur Louis CHARPENET nommé Evêque de Yagoua.

En 1953, le territoire des Missions de la Préfecture Apostolique de Garoua est élevé au rang de Vicariat Apostolique et le Vicaire Apostolique nommé, celui qui fut chargé de la mission en 1946, reçoit la consécration épiscopale en sa ville natale, à Vannes, le 29 juin 1953.

Le Père Paul-Joseph CUISY (1912-1983)

Trente-cinq ans le Père Paul CUISY a travaillé à Garoua, tout d’abord à la paroisse cathédrale dont il fut nommé le curé peu après son arrivée à la fin de 1949. C’est une figure haute en couleurs, un personnage plein de finesse dans ses observations dont les paroles toujours colorées et parfois piquantes ne pouvaient laisser indifférents ceux qui conversaient avec lui. Plein de talents, doué pour la musique, l’éloquence, l’art du vitrail, il mit au service des Missions sa générosité et sa droiture. Il mérite que nous évoquions sa silhouette et son souvenir qui ont marqué toute cette période de l’histoire de l’Eglise au Nord-Cameroun des années 1950 à 1980(…)

  

Fondation Mission Garoua

Source d’information: Yves PLUMEY o.m.i., Mission Tchad-Cameroun. L’annonce de l’Evangile au Nord-Cameroun et au mayo Kebbi 1946-1986, Editions Oblates, Italie 1990, pages 145-155.

Sur le bord de la Bénoué: Garoua

Le mercredi 6 novembre 1946, le soleil est déjà levé sur le fleuve Bénoué et il inonde de ses feux la ville de Garoua(…) Un petit camion Citroën qui a roulé toute la nuit, depuis N’Gaoundéré, conduit par le Père Maurice PILLON, vient de s’arrêter à l’endroit où l’on doit passer avec le bac. Quatre missionnaires descendent de ce camion. Ils sont membres de la première équipe désignée pour établir l’Eglise sur la terre si vaste du Nord-Cameroun. Ce sont les Pères JOUNEAUX, JUILLE, PLUMEY. Le bac ne fonctionne pas, il faut chercher une pirogue.

Vers huit heures du matin, ce petit groupe de missionnaires débarque sur les rives de Garoua. C’est le premier pas d’une longue et grande action apostolique. Les missionnaires se rendent aussitôt à Yelwa où le Père LEQUEUX a érigé la petite chapelle de terre, couverte en paille. Le responsable de la mission regarde, de cette butte qui domine la ville, ces quartiers de Garoua aux ethnies diverses: Foulbés en grand nombre, Kirdis venus des plaines et des montagnes du Nord, Ngambayes et Saras du Tchad, et le groupe important des fonctionnaires de l’administration venus du Sud.

Un petit groupe de chrétiens avait appris que les missionnaires allaient arriver bientôt. Ils attendaient. Ils accueillirent avec joie cette première partie de l’équipe. Nous avons été vraiment heureux de voir la petite église où nous avons célébré la messe, puis un peu plus haut, sur le plateau de la butte, la case qui se compose d’une pièce centrale et de deux chambres. Ce sera très bien pour les débuts. Peu à peu nous allons prendre contact avec la ville, avec les administrateurs, le Chef de Région, le Chef de Subdivision, puis les divers services administratifs…

Les premiers missionnaires à Garoua

Chapelle OMI GarouaLa première équipe missionnaire arrivée pour la mission du Tchad-Cameroun, il s’imposa de désigner les Pères et le Frère pour les postes à pourvoir d’urgence. Il avait été décidé déjà que les Pères RENAULT et JUILLE prendraient en charge la Mission de Fort-Lamy, au Tchad. le responsable de la Mission établissait sa résidence à Fort-Lamy en attendant de mieux connaître l’immense territoire qu’il devait parcourir et visiter pour étudier sur place un plan d’ensemble pour la progression des postes à fonder. N’Gaoundéré avait été pourvue à la fin d’octobre, lors du passage de plusieurs des membres de la première équipe. Les Pères Michel LE BERRE et le Père Maurice PILLON étaient en place avec l’aide appréciable du Frère Albert MOYSAN.

Pour le moment à Garoua, se trouvent les Pères JOUNEAUX et JUILLE. Mais le Père JUILLE tentera de rejoindre Fort-Lamy avec le Père PLUMEY dès que possible. L’on s’organise au mieux pour assurer le ministère pastoral qui est à son départ très modeste et timide. Chacun se met au service de l’œuvre qu’il s’agit d’accomplir. Nous sentons que les besoins de ce peuple sont immenses. Nous ne nous perdons pas en longues considérations et discussions sur ce qu’il convient de faire. Les urgences sont là à notre porte, elles nous lancent un cri puissant, il faut agir, se mettre au travail. Notre apostolat est commencé.

Le deuxième groupe de missionnaires parviendra un peu plus tard. En décembre et janvier arriveront les Pères Yves JOCTEUR-MONROZIER, François BATARD, DUPONT. Le Père Louis CHAUVAT doit suivre un stage de médecine tropicale, il viendra un peu plus tard également. Le Père Jean-Claude ZELTNER doit travailler une année entière, peut-être deux au Liban, à Bikfaya, pour apprendre la langue arabe. Les Pères Elie BEVE et Léon ROBERT viennent aussi avec le deuxième groupe. Tous ces missionnaires fondateurs séjourneront à Garoua un certain temps avant de rejoindre les postes qui doivent être fondés.

Le Père François BATARD sera chargé d’organiser la mission de Garoua et il le fera avec énergie, savoir-faire et dévouement. Il veille avec une particulière attention à l’alimentation correcte des Pères présents à Garoua. Il lui revient d’organiser le travail pastoral. Le Père Yves JOCTEUR-MONROZIER est chargé de l’Economat des Missions. Grâce à l’arrivée de nouveaux renforts de missionnaires, Pères et Frères, un Frère résidera à Garoua, le Frère Georges POULAT qui a de multiples cordes à son arc: habile à dresser des plans pour les constructions, il dessine très bien. De plus, il est excellent chauffeur-mécanicien et nous serons témoins de son habileté manuelle pour améliorer et aménager les cases.
Le Saint-Siège érige la Préfecture Apostolique de Garoua

En date du 1er février 1947, le Supérieur de la Mission du Tchad-Cameroun adresse une lettre à tous ses missionnaires pour leur communiquer une importante nouvelle:

Notre Mission vient d’être érigée par le Saint-Siège en Préfecture Apostolique, à la date du 9 janvier 1947. Mais la Congrégation de la Propagande modifie sérieusement nos limites. Tout le territoire de la colonie du Tchad passe aux Pères de la Compagnie de Jésus et devient la Préfecture Apostolique de Fort-Lamy. Nous conservons tout le Nord du Cameroun, c’est-à-dire les trois régions civiles de N’Gaoundéré, Garoua et Maroua qui constituent la Préfecture Apostolique de Garoua. Cette nouvelle nous est particulièrement pénible car nous avions de beaux espoirs pour les populeuses régions du Mayo Kebbi. Ces nouvelles frontières ont été réalisées par la Propagande pour suivre les limites politiques(…) Cet important changement nous permettra avec les renforts de 1947 de fonder des Missions aux points les plus vitaux du territoire(…)

D’autres modifications viendraient du Saint-Siège qui confia ensuite à la Préfecture Apostolique de Garoua le territoire tchadien du Mayo-Kebbi. Nous aurions là les mêmes ethnies, les mêmes langues qu’au Nord-Cameroun: Massas, Toupouris, Moundangs(…)

Le développement de la Mission : 1949-1953

Garoua Chapelle oblateLa Mission de Garoua s’organise avec le temps, les écoles comptent de nombreuses classes et, dans un proche avenir, des centaines d’enfants fréquenteront l’Ecole de la Mission Catholique. Un bâtiment de Procure, encore modeste, à été construit en attendant que fonctionne la Procure définitive qui sera installée sur la route de Maroua où un important terrain a été acquis. Les postes de catéchuménat se sont multipliés et le nombre des catéchumènes laisse espérer l’entrée dans l’Eglise de fidèles qui appartiennent à des ethnies variées. Mais la Mission se préoccupe de son rayonnement nécessaire dans une région relativement proche sur la route de N’Gaoundéré et vers le massif du Tinguelin qui dresse sa haute silhouette devant la ville de Garoua.

De nouveaux missionnaires vont travailler à Garoua. Le Père Paul CUISY y arrive à la fin de 1949. Il devient le responsable de la Mission. Il va participer à son développement dont il sera le diligent artisan. Il prêtera attention à l’œuvre de l’Eglise missionnaire : près de Garoua, il y a des populations qui ne sont pas touchées par l’annonce de l’Evangile. Il est question de ce peuple des Falis dont un groupe est établi là-haut sur le sommet du Tinguelin. Il faudra que la Mission s’y rende et qu’elle y agisse. Des renforts sont nécessaires. Tant de postes réclament avec force du personnel! Il viendra avec le temps. En 1951, arrivera le jeune Père Pierre BALLIERE, un angevin, heureux de se donner à l’apostolat en ce pays où il y a tout à faire. Il partira de Garoua qui demeurera sa base pour fonder la Mission Catholique chez les Falis du Tinguelin, à Ndoudja.

Il faudra attendre 1953 pour obtenir un nouveau renfort pour Garoua. C’est le Père Jacques de BERNON qui est désigné pour Garoua. Ces deux jeunes missionnaires accompliront un excellent travail missionnaire à Garoua. Le Père de BERNON fera un long séjour au Tchad, chez les Pères Capucins de la Préfecture Apostolique de Moundou. Il apprendra la langue des Ngambayes dont beaucoup de représentants se trouvaient alors à Garoua pour travailler. Peu à peu, le Père BALLIERE se détachera de la paroisse-cathédrale de Garoua pour se consacrer à la fondation de la Mission des Falis. Quant au Père de BERNON, après quelques années d’un labeur fécond à Garoua, il sera choisi pour fonder le poste difficile de Touboro sur la terre de Rey-Bouba. Il sera choisi ensuite comme Supérieur Provincial des Missionnaires Oblats de Marie Immaculée. Ce sera ensuite une nouvelle ascension dans le service de l’Eglise. Il est nommé Préfet Apostolique de la Préfecture de Maroua-Mokolo érigée par le Saint-Siège en 1968. En 1973, il recevra la consécration épiscopale à Garoua, en même temps que Monseigneur Louis CHARPENET nommé Evêque de Yagoua.

En 1953, le territoire des Missions de la Préfecture Apostolique de Garoua est élevé au rang de Vicariat Apostolique et le Vicaire Apostolique nommé, celui qui fut chargé de la mission en 1946, reçoit la consécration épiscopale en sa ville natale, à Vannes, le 29 juin 1953.

Le Père Paul-Joseph CUISY (1912-1983)

Trente-cinq ans le Père Paul CUISY a travaillé à Garoua, tout d’abord à la paroisse cathédrale dont il fut nommé le curé peu après son arrivée à la fin de 1949. C’est une figure haute en couleurs, un personnage plein de finesse dans ses observations dont les paroles toujours colorées et parfois piquantes ne pouvaient laisser indifférents ceux qui conversaient avec lui. Plein de talents, doué pour la musique, l’éloquence, l’art du vitrail, il mit au service des Missions sa générosité et sa droiture. Il mérite que nous évoquions sa silhouette et son souvenir qui ont marqué toute cette période de l’histoire de l’Eglise au Nord-Cameroun des années 1950 à 1980(…)

© 2 février 2018 omicameroun.org : Site Officiel des Missionnaires O.M.I. - Province du Cameroun                                                            @jpsmwari